vendredi 1 mars 2013

"Les Echos" saluent la professionnalisation des universités et du master GGRC

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Le master offre un niveau bac + 5, entre la licence (bac + 3), et le doctorat (bac + 8). Le master tient son appellation de la démarche d'harmonisation européenne des diplômes. Si, à l'origine, il se préparait au sein des écoles d'ingénieurs et des universités, le master a depuis été développé par les écoles supérieures de commerce et de management. « Les jeunes docteurs et ingénieurs qui se tournent vers ces cursus sont soit dans une logique d'acquisition d'expertise, soit dans une logique de reconversion professionnelle, indique Jean-François Fiorina, directeur adjoint de l'EM-Grenoble. Ces candidats ont conscience qu'ils vont être amenés à travailler avec des équipes internationales, ce qui est un véritable sésame pour leur carrière future, dans le marketing par exemple. Ce sont des métiers qui appellent la transversalité. »

La transversalité, un maître mot dans le monde de l'entreprise

Les DRH sont plus que jamais en demande de profils aptes à casser les silos, rompus au modèle organisationnel participatif. « La gestion des risques et des crises passe par une prise en compte de multiples enjeux : la sécurité, les enjeux environnementaux, les chaînes logistiques, la RSE, les menaces liées à la réputation et à l'espionnage économique… », énumèrent Marie-Hélène de Laender et Paul Durand, maîtres de conférences et codirecteurs du master 2 gestion globale des risques et des crises (GGRC) de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. « Le master GGRC, en étant cohabilité par l'Ecole de management de la Sorbonne et l'UFR de géographie, et en partenariat avec la Gendarmerie nationale, offre la transversalité nécessaire à une gestion globale des risques et des crises qui se complexifient. »

Les masters peuvent aussi être des accélérateurs de carrière

Les étudiants confirment que ce lien entreenseignement académique et théorique et études de cas réels est l'un des atouts indispensables sur le marché de l'emploi. Ranitea Teng elle-même passée par le master 2 Pro CGRC de la Sorbonne : « Sans ce master, au vu de ma formation littéraire initiale, je n'aurais pas pu occuper une telle fonction si rapidement », estime-t-elle. « En effet, notre master professionnel tire sa richesse de la diversité de ses promotions, des thématiques abordées et enseignées, et de l'alternance : trois jours en entreprise, deux jours à l'université », expliquent Marie-Hélène de Laender et Paul Durand. En outre, les étudiants peuvent s'investir dans des ateliers professionnels leur offrant de véritables missions de consultant.
Côté recruteurs, on salue également l'évolution de ces formations, qui mettent de plus en plus l'accent sur la professionnalisation. « Nos métiers exigent des compétences très spécifiques. Nous sommes donc en demande de profils de type bac + 5 et plus, forts d'une solide expertise, et habitués à travailler en mode projet, sur des dossiers aussi complexes que transverses », souligne Sébastien Musset, DRH du groupe de réassureur SCOR. Si l'entreprise recrute ces talents déjà « formés », elle mise aussi sur la formation de ses équipes déjà en poste, notamment via la SCOR University. « La gestion de carrière individuelle est un des piliers de notre politique RH,poursuit Sébastien Musset. Il ne s'agit pas de faire plaisir, ni de faire patienter un collaborateur en attente d'une évolution de carrière. Nous sommes dans une démarche donnant-donnant. » En espérant le gagnant-gagnant...

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